Voici
une nouvelle notice réactualisée, issue du Dictionnaire des peintres et
sculpteurs de Provence Alpes Côte-d’Azur :
Raybaud Henri Charles (Marseille, 4
juin 1879 – Marseille, 16 août 1942), sculpteur
Élève
de Jules Thomas (1824-1905) et Jean-Antoine Injalbert (1845-1933) à l’école des
beaux-arts de Paris, il débute sa carrière au Salon des artistes
français : Le Berger et la mer
(bas-relief plâtre, 1904, n°3242, mention honorable – musée des beaux-arts de
Marseille) ; L’Orage (haut-relief
plâtre, 1908, n°3574 – musée des beaux-arts de Marseille) ; Les nymphes écoutant les chants d’Orphée
(bas-relief plâtre, 1912, n°3988).
Henri Raybaud, L’Orage,
1904
Carte postale
Henri Raybaud, Les
nymphes écoutant les chants d’Orphée, 1912
Photo, archives départementales des Bouches-du-Rhône
4T37
Durant
l’Entre-deux-guerres, il réalise plusieurs monuments : Monument à Joseph Chevillon (Allauch –
aujourd’hui remplacé par un autre monument), Monument à Frédéric Chevillon (Marseille), les monuments aux morts
des Cadeneaux (commune des Pennes Mirabeau, 1921), d’Auriol (1921), d’Aubagne
(1922), de Trets.
Henri Raybaud, Monument
à Joseph Chevillon, 1913
Photo, archives départementales des Bouches-du-Rhône
4T37
Henri Raybaud, Monument
à Frédéric Chevillon, 1922
Place de la Corderie, 6e arrondissement
Il
est par ailleurs l’auteur de six groupes en bronze qui scandent les marches de
l’escalier de la gare Saint-Charles (Les
Vendanges, La Moisson, Les Fleurs, Les Fruits, La Chasse et La Pêche – 1927) et d’une statue en
pierre figurant la déesse grecque de la justice Thémis (annexe du Palais de Justice de Marseille, 1933).
Henri Raybaud, La
Pêche, 1927
Escalier de la gare Saint-Charles, 1er
arrondissement
Henri Raybaud, Thémis,
1933
Ensemble et détails
Annexe du Palais de Justice, rue Émile Pollak, 6e
arrondissement
On lui doit encore plusieurs sculptures funéraires au cimetière Saint-Pierre.
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement
Cimetière Saint-Pierre
Pour
finir, Henri Raybaud enseigne le modelage, puis la sculpture, à l’école
municipale des beaux-arts de Marseille de 1912 à sa retraite en 1937. Il
devient également membre de l’Académie de Marseille en 1933.
Merci pour cette notice enrichissante sur Henri Raybaud ! Son travail de sculpteur et la finesse de ses bas-reliefs sont fascinants.
RépondreSupprimerDans un esprit similaire de mise en valeur de l’expression artistique à travers la matière, je réalise des gravures d’art sur granit, notamment des portraits gravés pour plaques funéraires, alliant finesse du trait et inaltérabilité du matériau.
Si ce type d’hommage vous intéresse, vous pouvez découvrir mon travail ici : RENAUD Gravure