dimanche 22 février 2026

Auguste-Acanthe Boudouresque (Mathurin Moreau sculpteur)

Auguste-Acanthe Boudouresque (1835-1905) naît dans l’Ariège mais s’installe, dès son plus jeune âge, à Marseille. Après le lycée, il travaille dans une compagnie de chemin de fer à Béziers où il est chargé du nivellement du tracé. En 1855, il effectue son service militaire à Valence puis revient à Marseille pour occuper un poste d’inspecteur municipal de l’éclairage. En 1862, il fonde sa société d’éclairage au gaz de schiste qui lui apporte la prospérité. Parallèlement, à partir de 1859, il entame des études au conservatoire de musique de Marseille où il remporte un premier prix de chant. La carrière de chanteur d’opéra – il possède une tessiture de basse – s’impose à lui tardivement, en 1874, à presque 40 ans. Il débute au théâtre Valette à Marseille dans Ernani de Verdi. L’année suivante, il est engagé par l’Opéra de Paris et, plus tard, mène une carrière internationale à Milan, Naples, Buenos Aires, La Plata, Bruxelles… Touche-à-tout, il publie également de la poésie et expose des peintures au Salon des artistes français, à Paris, en 1884 (n°319- Côte de Provence – lever de soleil derrière un morne) et 1885 (n°351- Coup de mistral – Golfe du Lion).

Victor Faure, Monument funéraire d’Auguste-Acanthe Boudouresque, 1906
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

Lorsqu’il décède à Marseille le 21 janvier 1905, un comité composé de ses élèves et amis se crée afin d’élever une stèle sur sa tombe. Le dessin en est confié à l’architecte marseillais Victor Faure qui conçoit un édicule en pierre de Brouzet, un calcaire des Cévennes, taillé dans les ateliers du marbrier Jules Cantini (1826-1916). Le monument s’orne d’une lyre et d’une palme ; aujourd’hui néanmoins, il se trouve dans un triste état, rongée par les éléments.

Mathurin Moreau, Auguste-Acanthe Boudouresque, buste, bronze, 1905
Cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement

Un buste en bronze surmonte la stèle. Il s’agit d’une réplique réalisée – sans doute par surmoulage – par Édouard Oudin, marchand de bronzes d’art rue de la Darse (auj. rue Francis Davso) et bronzier lui-même, d’après l’original du sculpteur dijonnais Mathurin Moreau (1822-1912) et exposé au Salon parisien de 1882 (n°4683- Portrait de M. Boudouresque, de l’Opéra, buste, bronze).
La remise du monument funéraire à la famille s’effectue le jour anniversaire de la mort du chanteur, le 21 janvier 1906.

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