Lors
des prochaines Journées Européennes du Patrimoines, le public aura l’occasion
de visiter partiellement l’Évêché et de découvrir, dans la cour du bâtiment
construit par l’architecte mars1eillais René Egger (1915-2016), le Monument aux Héros de la Police sculpté
par Raymond Servian (1903-1953).
Au
début des années 1950, Raymond Servian réalise deux Monuments aux Héros de la Police, le premier pour Neuilly-sur-Seine
et le second pour Marseille. Le monument francilien, conçu en collaboration
avec le peintre bordelais Louis Jean Lefort (1875-1954) pour la partie
architecturale, se décompose en deux fontaines faisant pendant. Au milieu d’un
bassin, chacune accueille au large pilier sur lequel s’adosse une
allégorie : le Droit pour l’une
et l’Immortalité pour l’autre.
L’iconographie est complétée par une série de bas-reliefs, trois pour chaque
fontaine figurant les actes héroïques et les martyres des policiers, notamment
pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans
le même temps, Servian réalise donc un Monument
à la Police de France et d’Outre-Mer pour Marseille pour lequel il reprend
la figure du Droit et ré-agence les
six bas-reliefs sur une tourelle.
Le
sculpteur représente son allégorie sous les traits d’un soldat romain, la Rome
antique étant en effet l’un des berceaux de la science juridique. Il porte une
tunique et un manteau, une frange typique du bas empire. Ses mains reposent sur
le pommeau de sa longue épée, plantée au sol entre ses deux jambes viriles.
Cette attitude rappelle que la force doit demeurer au service de la Justice.
Les
six bas-reliefs, superposés trois par trois sur les faces latérales du
monument, évoquent les actes héroïques (Dévouement
/ Victimes du devoir / Combats) et les souffrances (Prisonniers / Internés / Déportés) des policiers pendant la guerre
et dans la Résistance.

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