Demain, c’est le 1er mai, jour de la fête
du Travail ! C’est l’occasion de revenir sur le décor sculpté de la Bourse
du Travail
À Marseille, la première Bourse du Travail est
inaugurée à l’automne 1887, soit quelques mois seulement après son aînée
parisienne. Elle se tient dans la halle du marché des Capucins. Son essor est
fulgurant : dès 1889, elle regroupe 48 syndicats pour 5 911 adhérents ;
en 1912, elle en fédère 81 pour 18 488 membres. Dans l’Entre-deux-guerres,
les organisations syndicales, à l’étroit dans leurs locaux de fortune, réclament
la construction d’un vaste bâtiment qui est édifié sous la férule d’Eugène
Sénès (1875-1960) et inauguré en 1936. L’entrée principale, située sur la rue
Joseph Biaggi, est scandé par deux bas-reliefs : Le Conducteur de
tracteur de Raymond Servian (1903-1953) et Le Docker de Louis
Botinelly (1883-1962).
À l’intérieur, le programme iconographique se poursuit
avec un triptyque peint par Pasco-Couteron (1892-1946, pseudonyme de Pascaline Gaugry épouse Couteron). Entre Les Carriers
et Les Débardeurs, une allégorie virile rompt les chaînes qui
asservissent le prolétariat.
Toutefois, aussi intéressante soit-elle, la Bourse du
Travail reste un édifice inachevé. En effet, à l’origine, il était prévu un
ensemble de trois bâtiments dont seul un a été érigé. Le programme sculpté
était donc plus ambitieux comme le montrent les documents d’archives.
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