Depuis
sa consécration le 25 octobre 1931, la cathédrale apostolique arménienne des
Saints Traducteurs dresse son élégante silhouette au n°339 de l’avenue du
Prado. Elle est l’œuvre de l’architecte Aram Tahtadjian.
Son
enceinte accueille plusieurs monuments commémoratifs, notamment les bustes en
bronze de Mgr Krikoris Balakian,
prélat des Arméniens du diocèse du Midi de la France de 1927 à 1934, et Vahan Khorassandjian, négociant bruxellois
anobli par le roi des Belges Albert Ier. Le richissime homme d’affaires finance
l’essentiel des travaux, choisissant des artistes décorateurs belges pour ce
chantier.
En
1991, à l’occasion des 60 ans de la consécration du bâtiment, la décision est
prise d’ériger un double monument à la mémoire de l’évêque et du mécène à l’origine
de sa construction. La commande est passée à Toros Rasguélénian dit Toros (Alep,
Syrie, 1934 – Romans-sur-Isère, 2020) et dont la signature est R. Toros. Le
sculpteur s’installe en France en 1967 où il fait l’essentiel de sa carrière.
Il est l’auteur de plusieurs monuments à la mémoire des victimes du génocide
arménien : Marseille (1972), Vienne (1981), Aix-en-Provence (1883), Valence
(1985) et Saint-Étienne (1888).
Il
représente Mgr Krikoris Balakian dans son costume de prélat, lui donnant une posture
hiératique par la géométrisation des volumes. Ce buste contraste avec celui du
Chevalier Khorassandjian vêtu d’un costume-cravate, arborant une mine bonhomme et
une moustache fournie.
Impliqué
auprès de la communauté arménienne, le sculpteur a également créé le Trophée Toros
qui récompense annuellement les auteurs de littérature franco-arménienne.







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