Le village des Accates, entre la Treille et la Valentine dans le 11e arrondissement, possède deux plaques commémoratives de la Première Guerre mondiale : l’une dans le cimetière et l’autre sur la façade de l’église paroissiale. La seconde, plus intéressante, présente un modeste décor sculpté. Elle est financée par souscription. Quant à son dessin, il est l’œuvre de Marie-Pauline Vivian, une demoiselle de bonne famille. Il figure l’allégorie de la France, agenouillée, déposant des palmes sur les corps ensevelis des 25 enfants des Accates morts au champ d’honneur et marqués par la croix de l’Espérance ; à l’arrière-plan, le soleil de la Victoire darde ses rayons dorés. Deux vers de Victor Hugo (1802-1885) accompagnent la scène : « Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie / Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie. »
Le
motif est traduit en bas-relief la maison Cantini (Le Petit Marseillais, 22 avril 1920). En fait, la marbrerie de
Jules Cantini (1826-1916) a été reprise et se nomme désormais Établissement Cantini – Vuagnat, Pollet
& Cie successeurs. Le nom Cantini – bien connu à Marseille et dans la
profession – ainsi que les prix glanés par Marius Cantini (1850-1913) apportent
leur aura à la nouvelle entreprise.
Les
noms des défunts sont inscrits sur deux colonnes sous le bas-relief. L’inauguration
civile de la plaque, suivie d’une cérémonie religieuse, a lieu le dimanche 20
avril 1920.


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