lundi 22 février 2021

La fontaine Bonaparte (Barthélemy Chardigny sculpteur)

J’ai repéré ces jours-ci, sur Ebay, un exemplaire de la médaille en bronze dédiée Au Ier Consul Bonaparte et gravée par Pierre Poize (Beaucaire, 1760 - Marseille, 1846). Sur le revers figure une représentation de la Fontaine Bonaparte, aujourd’hui partiellement disparue. C’est pour moi l’occasion de présenter la notice consacrée à ce monument dans le guide des Fontaines de Marseille.

Pierre Poize, Au Ier Consul Bonaparte, médaille, bronze, 1802
Avers et revers, Ø 43 mm

Charles Delacroix (1741-1805), premier préfet des Bouches-du-Rhône, aménage le cours Bonaparte (aujourd’hui Puget) et fait élever dans sa perspective une fontaine au niveau du carrefour avec l’actuel boulevard Notre-Dame. La ville d’Aix-en-Provence lui fournit dans ce but une colonne antique en granit qui pourrait provenir du mausolée romain inclus dans l’ancien palais comtal, rasé en 1787. Le 18 février 1801, le Conseil municipal passe commande d’un buste de Bonaparte et de bas-reliefs à Barthélemy Chardigny (Rouen, 1757 - Paris, 1813). La première pierre est posée le 13 novembre 1801 ; le monument est achevé en juillet 1802. Dans la foulée, le préfet Delacroix commandite ladite médaille commémorant l’ouverture du cours Bonaparte à Pierre Poize.
En 1807, le libraire et éditeur marseillais Joseph Chardon (1763-1837) décrit la fontaine de la sorte : « Le piédestal offre trois bas-reliefs en marbre blanc. Du côté de l’est, un trophée d’armes avec un bouclier sur lequel on a gravé ces mots en lettres d’or : À Bonaparte / Vainqueur et pacificateur / Marseille reconnaissante. Sur les côtés sont des trophées du Commerce et de l’Agriculture […]. Au bas du monument est une fontaine ».

Jean-Joseph Foucou, Pierre Puget, buste, marbre, 1816
Jardin de la colline Puget, 7e arrondissement

Avec la Restauration, en 1814, le buste est remplacé par une fleur de lys dorée puis, en 1816, les inscriptions sont effacées. En 1818, la colonne est transportée au sommet du jardin de la Colline dans l’axe du cours (rebaptisé alors cours Bourbon) et la fontaine est supprimée. En 1858, le marbrier Galinier refait le chapiteau qui est surmonté d’un nouveau buste de Bonaparte. La colonne est déplacée vers l’est. Elle porte depuis 1873 un buste de Pierre Puget (Marseille 1620 – Marseille, 1694) par Jean-Joseph Foucou (Riez, 1739 – Paris, 1821), réalisé en 1816, sorti des collections du musée des beaux-arts.

lundi 8 février 2021

Stanislas Clastrier

Voici une nouvelle biographie enrichie tirée du Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence Alpes Côte-d’Azur : 

Clastrier Stanislas Gabriel Eugène, parfois dit Stanil (Montagnac, Hérault, 5 mai 1857 – Marseille, 13 août 1925), sculpteur
Il fait son apprentissage artistique à Marseille, puis à l’École nationale des beaux-arts de Paris où il est, de 1875 à 1881, l’élève de François Jouffroy (1806-1882) et d’André Allar (1845-1926). Il expose au Salon des artistes français : Monsieur B. W… (médaillon plâtre, n°4132) et Ma sœur (buste plâtre, n°4133) en 1878 ; Bonheur de vivre (buste plâtre, n°4899) en 1879 ; Mme E. C… (buste plâtre, n°6203) en 1880 ; Camille Pelletan (buste plâtre, n°3742) ; La Tête du rebelle (médaillon plâtre, n°4226) et Le Nervi (buste plâtre, n°4227) en 1882 ; La Tête de rebelle (bronze sur fond de marbre, n°3472) et Monsieur Lieutaud (buste marbre) en 1883 ; Monsieur V… (médaillon terre cuite, n°3495) en 1885 ; Mousquetaire (statuette bronze, n°4187) en 1889 ; Feu le professeur A.-F. Marion (médaillon plâtre, n°2364) en 1902. Il fréquente également les expositions marseillaises de façon épisodique : Tête de Rebelle (Cercle artistique, 1882) ; Projet de monument à Garibaldi, buste de Gambetta et médaillons divers (n°498 à 500, Concours régional de Marseille, 1886) ; buste plâtre de Monsieur C…, Cigalier et une esquisse en terre cuite de Poissonnière (n°4666 à 468, Association des artistes marseillais, 1891) ; buste en terre cuite d’Enfant et un Portrait en plâtre (n°334 et 335, Association des artistes marseillais, 1908) ; deux masques décoratifs figurant La Flamme et L’Eau ainsi qu’un cachet en vieil argent intitulé Le Secret de la momie (n°390 à 392, Association des artistes marseillais, 1914).
Clastrier s’établit à Marseille en 1883. Là, il collabore avec André Allar en tant que praticien à la Fontaine Estrangin (1890). Comme sculpteur, son talent de portraitiste est apprécié : Hippolyte Pépin (Chambre de commerce de Saint-Étienne, 1893), Érasme Guichet (Châteauneuf-les-Martigues, 1910), Augustin Fabre (Archives municipales de Marseille, 1917). D’ailleurs, les architectes phocéens exploitent cette veine dans leurs monuments publics : médaillons du Théâtre des Variétés (1887, cf. notice du 27 septembre 2019), pittoresque haut-relief du Monument à Victor Gélu (1891, détruit), médaillons de la Poste Colbert (1891), statue de Charles Barbaroux pour la Préfecture des Bouches-du-Rhône (1895, cf. notice du 27 février 2020).

Stanislas Clastrier, Monument à Victor Gélu, bronze, 1891
Fondu pendant l’Occupation 

Ancienne poste Colbert
Place de l’hôtel des postes, 1er arrondissement 

Stanislas Clastrier, Volta, Ampère, Faraday et Coulomb, médaillons, 1891
Ancienne poste Colbert, Place de l’hôtel des postes, 1er arrondissement

Il est également l’auteur, à Marseille, du fronton de l’asile d’aliénés (1895), du fronton de la compagnie de navigation Fraissinet et Cie (1906), des clés des arcs – La Flamme et L’Eau – de la caserne des sapeurs-pompiers (1914) et de plusieurs monuments aux morts (La Pitié suprême au cimetière Saint-Pierre ; Monuments de Saint-Antoine et de Saint-André). Il en réalise d’autres pour diverses communes du département : Les Pennes Mirabeau, Peypin, Rognac, Roquevaire, Saint-Zacharie, Vitrolles…

Stanislas Clastrier, fronton de l’asile d’aliéné, 1895
Hôpital de la Timone, 5e arrondissement 

Stanislas Clastrier, Mercure, 1906 
Fronton de la compagnie de navigation Fraissinet et Cie
Place Charles de Gaulle, 1er arrondissement

Caserne des sapeurs-pompiers
Stanislas Clastrier, La Flamme et L’eau, 1914
Clés des arcs de la caserne des sapeurs-pompiers
9 boulevard de Strasbourg, 3e arrondissement

Stanislas Clastrier, La Pitié suprême, 1917
Il s’agit du 1er monument commémoratif érigé à Marseille en plein conflit
Anciennement au cimetière Saint-Pierre, 10e arrondissement (détruit ?) 

Stanislas Clastrier, Monument aux morts de Saint-Antoine, 1920
Cimetière de Saint-Antoine, 28 Chemin de Mimet, 15e arrondissement

Professeur à l’école des beaux-arts de Marseille de 1904 à 1925, il effectue à ce titre divers travaux : restauration des sculptures de la façade de l’hôtel de ville et facsimilé du médaillon des armes de la Ville de Pierre Puget (1620-1694) en 1913 ; transfert du plafond stuqué de l’ancienne bibliothèque du couvent des Prêcheurs (1674-1675) au palais de l’Art Provençal du parc Chanot vers 1918-1922.

Il s’adonne enfin à l’archéologie, notamment sur plusieurs sites préhistoriques des Pennes Mirabeau, et publie le résultat de ses fouilles. Sur ce point précis, je renvoie à l’article de Loup Bernard : « Stanislas Clastrier (1857-1925), hagiographie contrastée d’un acteur de l’archéologie protohistorique marseillaise », Documents d’archéologie méridionale, t.33, 2010, p.243-252.

vendredi 29 janvier 2021

Louis XIV (Pierre Puget sculpteur)

Mercredi 3 Février, la maison Baron Ribeyre & Associés vendra à l’hôtel Drouot un imposant médaillon en marbre blanc (65 cm de diamètre) attribué à l’atelier de Pierre Puget (1620-1694) et représentant Louis XIV (1638-1715) de profil (lot 137). L’œuvre est estimée entre 15 000 et 20 000 euros.

Atelier de Pierre Puget, Louis XIV, médaillon, marbre
Baron Ribeyre & Associés 
Addendum du 13 février 2021: vendu 32 000 € avec les frais

Ce portrait du Roi Soleil est à rapprocher d’un autre médaillon de même format, cette fois de la main du maître marseillais, conservé au palais Longchamp. Celui-ci est signé P. Puget scp.

Pierre Puget, Louis XIV, médaillon, marbre
Musée des beaux-arts, palais Longchamp, 4e arrondissement

Dans les deux portraits de profil droit et de grandeur naturelle, le souverain arbore perruque et cravate. Les traits épais désignent un monarque dans la force de l’âge, probablement vers la fin des années 1680, date à laquelle l’artiste conçoit un ambitieux projet de place royale pour Marseille.
Outre l’exemplaire passant prochainement en vente, plusieurs versions de ce majestueux portrait sont connues. Le musée Granet d’Aix-en-Provence en possède une, considérée comme une réplique datelier contemporaine du sculpteur. Le palais Longchamp en conserve également une. Une troisième se trouve au musée Lambinet de Versailles.
Les pratiques de l’atelier de Puget sont mal connues. Aussi est-il difficile d’affirmer que le maître a supervisé la réalisation des différentes versions de ce portrait officiel. De même, malgré le manque de preuve, il est tentant d’impliquer Christophe Veyrier (1637-1689), son meilleur et plus proche élève, dans leur exécution.
Nul doute, dans ces conditions, que le médaillon vendu mercredi prochain suscitera la convoitise des amateurs et des musées !

jeudi 14 janvier 2021

La fontaine commémorative du préfet Villeneuve-Bargemon

Le comte Christophe de Villeneuve-Bargemon (1771-1829), membre de l’aristocratie provençale, mène une brillante carrière de haut-fonctionnaire sous le Premier Empire et la Restauration. En 1815, il est nommé préfet des Bouches-du-Rhône, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort, le 13 octobre 1829. Durant son mandat d’une longévité exceptionnelle, il fait restaurer des monuments antiques (théâtre d’Arles), construire de nombreux bâtiments publics (arc de triomphe de Marseille, lazaret du Frioul), lance des grands travaux de viabilité (routes, ponts, canaux). Toutefois, son grand œuvre reste la publication de la Statistique du département des Bouches-du-Rhône, ouvrage en quatre volumes et un atlas (1821-1829).

Pierre Cantini, Fontaine Villeneuve-Bargemon, 1833
Carte postale vers 1910 

Son décès en exercice émeut fortement les citoyens et les édiles marseillais. Aussi, la démolition d’un pâté de maisons proche de l’hôtel de ville et la création d’une place permettent-elles, au début des années 1830, de lui rendre hommage en baptisant le nouvel espace public de son nom. Dans la foulée, en 1833, on y érige une fontaine à sa mémoire dessinée par l’architecte Michel-Robert Penchaud (1772-1833). Le sculpteur-marbrier Pierre Cantini (1808-1850) remporte cette commande : il exécute le buste en hermès de Villeneuve-Bargemon, souligné d’une guirlande de fleurs, qui surmonte le cippe et modèle quatre griffons, fondus en bronze, qui crachent l’eau dans le bassin. Il dépasse cependant légèrement son budget et se voit contraint, en février 1834, de réclamer une indemnité de 283,20 francs en faveur de son fondeur.

La Fontaine Villeneuve-Bargemon asséchée
Photo, 1982

La fontaine, asséchée depuis longtemps, est démantelée à la fin du XXe siècle à l’occasion du réaménagement de la place.

Pierre Cantini, Christophe de Villeneuve-Bargemon, 1833
Espace Villeneuve-Bargemon, 2e arrondissement

Finalement, le buste en marbre est installé et inauguré le 3 octobre 2018 dans l’espace Villeneuve-Bargemon, annexe de la mairie.

lundi 4 janvier 2021

Le musée subaquatique de Marseille 2

Parmi les sculpteurs appelés sur le chantier du musée subaquatique de Marseille, un troisième s’inspire de la mythologie gréco-latine. Toutefois, Marc Petit (né en 1961 à Saint-Céré, Lot) préfère Séléné, la déesse de la lune.

Marc Petit sculptant
Séléné

Marc Petit, Séléné, ciment, 2020

Séléné s’inscrit dans une série de cinq statues intitulées Les Terra Maïre, chacune tenant un crâne entre ses mains. Dans le silence des fonds marin, Séléné semble s’interroger sur notre rapport au monde et aux éléments.

Herrel et Coexistence dans l’atelier

Immersion de Coexistence d’Herrel
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille 

Le sculpteur provençal Régis Leroy, dit Herrel (né en 1971) aborde des thèmes proches. Il s’intéresse à l’éphémère face à l’éternité, à l’interaction de l’Homme et de la Nature. C’est ce qu’évoque sa sculpture Coexistence.

Le Plongeur zen (résine) de Thierry Trivès, modèle de Résilience,
sculpture en ciment pour le musée subaquatique de Marseille

Thierry Trivès (né en 1966 à Marseille), pour sa part, propose une sculpture représentant un apnéiste en position du lotus. Il symbolise la résilience, l’exploit, la spiritualité.

Davide Galbiati sculptant La Graine et la Mer dans la glaise

Davide Galbiati, La Graine et la Mer, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille 

Davide Galbiati (né en 1976 en Italie) vit et travaille à Valréas (Vaucluse) depuis 2011. Pour le musée subaquatique de Marseille, il conçoit une allégorie : La Graine et la Mer. Une jeune femme enlace une graine, symbole de commencement et espoir d’une vie meilleure sous la mer.

Benoît de Souza, Les Singes de la Mer, dessin

Benoît de Souza, Les Singes de la Mer, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

Benoit de Souza (né en 1963 à Cotonou, Bénin) vit à Digne-les-Bains mais sa sculpture reste très inspirée des arts africains. Son œuvre intitulée Les Singes de Mer raconte l’histoire de ses ancêtres.

Immersion de l’Ours polaire d’Audiard
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

Le dernier artiste appelé à collaborer est peut-être le plus célèbre et le plus coté des dix. Michel Audiard (né Paris en 1951) sculpte aussi bien des bijoux que des œuvres monumentales. Il propose ici un Ours polaire, hommage au sculpteur bourguignon François Pompon (1855-1933).

Pour plus d’informations, je renvoie au site https://www.musee-subaquatique.com/fr/

mardi 29 décembre 2020

Le musée subaquatique de Marseille 1

Depuis une quinzaine d’années, les musées sous-marins sont à la mode. Le premier du genre naît en mai 2006, à Molinere Bay (île de la Grenade). À partir de 2015, Marseille songe à la création d’un musée subaquatique : il doit s’inscrire dans le cadre de Marseille Provence Capitale Européenne du Sport 2017 et présenter des œuvres du sculpteur britannique Jason deCaires Taylor (né en 1974 à Canterbury, Angleterre). Mais les démarches administratives pour l’utilisation du domaine public maritime et l’hostilité de l’Association de défense du littoral 13 retardent considérablement le projet. De fait, Jason deCaires Taylor se désengage pour finalement poser ses œuvres au sud de l’île Sainte-Marguerite à Cannes en 2020.
Heureusement, le projet rebondit en faisant appel à dix artistes contemporains français. Cet automne, leurs sculptures en ciment marin au PH neutre ont été immergées à 100 m de la plage des Catalans (7e arrondissement) et à 5 m de profondeur, formant un espace sous-marin dédié à l’art, à la biologie marine et à la protection de l’environnement.
https://www.musee-subaquatique.com/fr/

Daniel Zanca, L’Oursin, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

Parmi les sculpteurs sollicités, plusieurs ont puisé leur inspiration dans le monde aquatique. Ainsi Daniel Zanca (né en 1957 en Tunisie) a-t-il conçu un oursin. D’ailleurs, l’ensemble de son œuvre peinte et sculptée tourne autour des grands mythes marins où la nature a le dernier mot. 

Mathias Souverbie, Fish of Marseille, dessin

Mathias Souverbie, Fish of Marseille, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

Pour sa part, Mathias Souverbie (né en 1982 en région Parisienne) a imaginé un poisson intitulé Fish of Marseille.

Christophe Charbonnel, Poséidon, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

 Christophe Charbonnel (né à Nantes en 1967) dont l’œuvre sculptée plonge dans une mythologie d’un  néoclassicisme puissant et réinventé a choisi pour la cité phocéenne le dieu grec de la mer, Poséidon.

Évelyne Galinski, Les Néréides, ciment, 2020
© Wallis / Musée subaquatique de Marseille

Quant à Évelyne Galinski (née en 1950 à Marseille), elle revisite le thème des Néréides, nymphes marines de la mythologie grecque. Ses cinq fillettes, vêtues d’algues et de coquillages, semblent flotter dans quelques rêveries aquatiques.

mardi 15 décembre 2020

Étude pour le monument à l’abbé Dassy (Alexandre Falguière sculpteur)

Depuis plusieurs années, on trouve sur Ebay une étude du sculpteur toulousain Alexandre Falguière (1831-1900) pour le Monument à l’abbé Louis Dassy. Il s’agit d’un grand dessin (90 x 65 cm) à l’encre, au crayon et à la craie sur papier dans un cadre de bois doré. Il est signé en bas à droite A. Falguière. Le vendeur en demande un prix déraisonnable (10 000 €) : en dépit de son format, le sujet est peu vendeur et surtout le papier couvert de taches d’humidité. Il reste néanmoins un intéressant témoignage de la genèse de ce monument.

Alexandre Falguière,
Monument à l’abbé Dassy, dessin, vers 1890-1891
Ensemble et détails

Finalement, le groupe sculpté diffère du dessin. Les deux enfants aveugles sont regroupés à la droite du religieux qui désormais est debout. Quant à la fillette lisant en braille, elle apparaît maintenant de face au lieu de profil. Il est inauguré le 12 juin 1892 dans le jardin de la colline Puget, devant l’Institut des Jeunes Aveugles et des Sourds-Muets.

Alexandre Falguière,
Monument à l’abbé Dassy, 1892, carte postale
Colline Puget, 6e arrondissement